Concorrentes
LAURENT Emmanuel
Domaine des Thômeaux
Voiles N° : 389
Construction : 2002
Architecte : Magnan - SUPER CALIN
Né le : 14 Février 1976 - Célibataire
Nationalité : Française
Profession : Ingénieur
Site web : http://www.totem389.com
Emmanuel Laurent, l’expérience en plus
Que peut-on faire contre une passion dévorante ? Pas grand-chose à part subir. Mais une soumission voulue. Recherchée, désirée. A 32 ans, Emmanuel Laurent a une tête bien faite et bien pleine. Diplômé de l’IAE Paris, il est cadre dans une PME. Cependant l’appel des embruns a toujours été le plus fort.
Très jeune, il navigue sur tous les lacs de la région de Tours. Mais il s’oriente d’abord vers la plongée : « La voile loin de la mer, ce n’était pas évident » dit-il maintenant.
En 1997, il effectue son premier stage aux Glénans. Peu après, il rencontre Boudaoud Arezki, de l’IAE comme lui. Marin en devenir, lui aussi (il participa à la Transat 6,50 en 2005), comme lui. Cette fois, le virus est en lui. Profondément ancré. S’il poursuit ses études la voile sera sa seconde « mère ».
En 2000, il obtient son monitorat fédéral. L’année suivante, ses diplômes d’ingénieur en poche, avant de se lancer dans le monde du travail, il veut naviguer. Il convoie le Lady First de Marseille en Martinique. Là, il comprend, que son avenir sportif l’orientera vers la haute mer.
L’expérience d’Arezki lui sert d’exemple. Ce 6,50, il le connait depuis 2004. Il le rachète donc à Boudaoud pour vivre à fond sa passion. Et en 2007, il est au départ de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Hélas, il démâte lors de la seconde étape, au passage des Canaries : « Je n’ai pas compris ce qui m’est arrivé, confie-t-il. Nous n’avons pas trouvé les raisons de cet incident. »
Moralité, depuis deux ans, Emmanuel Laurent ne songe plus qu’à l’édition 2009. Gréement neuf en 2008, il avoue : « J’aborde cette transat d’une manière radicalement différente par rapport à la précédente. Je m’aperçois, aujourd’hui, qu’il y a deux ans j’avais été inconscient. »
Il ne compte plus les milles effectués sur son « Domaine des Thômeaux ». Il sait en revanche les améliorations apportées : « Rien de radical, mais plein de petits trucs, comme le matossage à l’intérieur par exemple, qui vont me faciliter la vie. Des détails qui me permettront de me concentrer uniquement sur la navigation. »
Il sait parfaitement, Emmanuel, qu’avec un vieux bateau, il ne jouera pas la gagne à Salvador de Bahia : « Pour moi, la voile reste un loisir. Prenant, certes, mais avant tout un loisir. Cette transat est une aventure mais je veux faire de mon mieux. Me bagarrer. »
L’expérience aidant, Emmanuel a changé aussi sa façon de l’aborder. Pas question de disputer toutes les courses. Il a fait des choix cruciaux. Et quand il ne courait pas, il travaillait la météo, l’alimentation et préparait au mieux son « copain » de la mer.
« En 2007, je bricolais quasiment encore la veille du départ. Je ne veux plus vivre ce stress. J’ai pris un congé sans solde. J’ai appris à déléguer. Je veux arriver ce 13 septembre en me concentrant uniquement sur la course. »
Cette façon de voir les choses ne s’appellerait-elle pas, l’expérience ?…
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