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VERTES Marc

VERTES Marc SHEBANG

SHEBANG

Voiles N° : 733

Construction : 2008

Architecte : Finot Pogo

Né le : 2 Mai 1966 - Marié

Nationalité : Française

Profession : Ingénieur Informatique

Site web : http://marc-shebang.blogspot.com

Marc Vertes, l’aventure avec un grand A

« Pour prendre part à La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 il y a trois types de gens : les fous, les furieux et les fous furieux. Je fais partie de la première catégorie. » Nous laissons à Marc Vertes l’entière responsabilité de cette analyse … pour les autres, parce que pour lui, à 43 ans, on veut croire que Marc se connait parfaitement.
Et s’il se traite de fou, c’est sans aucun doute parce qu’il prend conscience de se trouver devant son Everest. Et qu’il est difficile de vouloir escalader « un plus de 8OOO » en tongs et short. Une image à peine exagérée. Certes, Marc sait naviguer, comme il le précise : « A l’ancienne. Sans GPS, sans assistance, avec une communication restreinte. Je suis moins accro à ces techniques que les jeunes de maintenant. C’est pourquoi je voulais absolument participer à cette transat. »
Il en a couvert des milles, Marc Vertes, sur son Muscadet acheté en 1991 avec son premier salaire de chercheur en informatique. Un Muscadet qu’il a toujours d’ailleurs. Mais ce qu’il voulait c’était traverser l’Atlantique en solitaire : « Un rêve vieux de 20 ans. J’attendais d’avoir les moyens de financier une pareille aventure et d’avoir de la disponibilité au niveau de mon travail. »
Les deux étant réunies en 2008, il décide donc de se faire construire un Pogo 2 au chantier structure et le voilà lancé à fond dans ce qu’il nomme lui-même : « Un drôle de challenge. »
En juillet, il part pour sa qualification. En redescendant d’Irlande, il traverse la même dépression qui a éliminé bon nombre de concurrents de la course Les Sables – Les Açores. Marc se souvient : « J’ai mis dix jours pour cette qualif. Ce fut un excellent test. J’ai vu que je pouvais passer une grosse baston. Ca m’a rassuré sur mes qualités à pouvoir naviguer en haute mer. »
Car à cet instant, Marc Vertes, s’il possède son monitorat de voile, n’avait jamais mis les pieds sur un mini. N’avait jamais disputé une course et n’a bien entendu encore jamais traversé l’Océan : « Je n’ai fait que des croisières. »
Pour rattraper une partie de son manque d’expérience, il se lance alors, en cette année 2009, dans une course effrénée … aux courses. Il s’aligne au MAP (25e), au Mini Pavois (16e) à la Select Pornichet (23e) à l’Open Navi Ouest (6e) : « Par rapport à ce que j’ai connu lors de ma qualif, je dirai que ces épreuves sont presque une formalité. »
Et d’enchaîner quand même : « Je me rends compte que je dois combler 20 ans de retard sur la plupart de mes adversaires. Si j’ai autant couru c’était aussi pour me tester. Comment vais-je réagir en solo ? Serai-je dégouté ? Conquis ? Or plus j’ai navigué seul et plus j’ai apprécié.  Cela m’a permis également de travailler le physique. »
Marc reconnait cependant qu’il ne part pas pour gagner. Vous vous en seriez douté : « Je ne suis jamais allé au Brésil. Y arriver par la mer, quel plaisir. Mais, je viens avec modestie et beaucoup d’admiration pour tous les concurrents. Je vais sur La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 sur le mode découverte mais avec appréhension.  Il faut être dingue pour ne pas être inquiet.»
Son Pogo 2 est prêt : « J’ai limité les inconnues. C’est un bateau neuf, sans usure donc. J’ai peaufiné et sécurisé certaines choses. J’ai par exemple un second pilote. »
De quoi le rendre plus confiant. Comme sa femme et sa fille de 11 ans qui se sont impliquées totalement dans ce projet. Rendez-vous est pris à Bahia.
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