Concorrentes
ROUGER Nicolas
EXA / LE MARSEILLAIS / Peschaud
Voiles N° : 622
Construction : 2006
Architecte : Finot Pogo
Né le : 18 Septembre 1979 - Célibataire
Nationalité : Française
Profession : Consultant
Site web : http://www.nicolasrouger.fr
Nicolas Rouger, un vie très mouvementée
A 30 ans, Nicolas Rouger a déjà vécu plusieurs vies. A croire que son sac à dos est toujours prêt dans un coin de son appartement. Sinon comment expliquer qu’à 20 ans, pour son premier convoyage, il s’en va à, Djibouti pour enseigner la voile à laquelle il ne connait pas grand-chose.
« L’école ce n’était pas mon truc bien qu’ayant obtenu mon Bac. J’ai un frère qui a fait, lui, de brillantes études. J’ai donc décidé de tenter ma chance dans la voile. Je me prenais pour Tabarly, mais je n’avais aucune expérience. J’ai appris les rudiments de la voile et j’ai commencé à naviguer, à effectuer plusieurs convoyages. Ma passion du large a commencé à ce moment là.»
Retour à Paris voilà 3 ans, lui, le vrai parisien. Normal. Il trouve un job comme consultant dans l’immobilier chez Exa Conseil. Mais Nicolas n’oublie plus la voile même s’il se lance aussi dans le full-contact : « Physiquement c’est une discipline très dure. Je m’y suis donné à fond durant deux ans. J’ai disputé la Coupe de France en mai 2008. »
Parallèlement, il participe à cinq Rolex, et cinq Giraglia, 3 SNIM et 3 Juris Cup. Il se met à rêver, alors, à la Classe Mini. A la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Il n’a jamais mis les pieds sur ce genre de bateau. Qu’importe en 2005, il s’achète un Pogo 2, neuf. Un plan Finot : « Je ne connaissais rien à la technique. Des amis m’ont aidé à le préparer»
Ses patrons qui est aussi son sponsor (Exa Conseil Immobilier) le subventionnent et lui permettent ainsi de courir. En 2006 la Mini Barcelona (13e). En 2007 les Trois Continents (2e en série). En 2008, Marseille-Alger-Marseille (8e après avoir connu de gros soucis) et le Grand Huit Solo (6e) cette saison. Il réussit sa qualif en neuf jours. Le voilà qualifié pour la transat.
Nicolas Rouger aurait pu continuer ainsi entre son travail à Paris et son bateau ancré à Marseille. Cependant, le bonhomme ne semble jamais vouloir naviguer en eaux tranquilles. Début 2009, il quitte tout, son travail (donc son sponsor), Paris, ses amis et vient se fixer à Marseille. Il se retrouve sur la Canebière sans rien. Ni travail, ni où se loger, sans partenaire : « J’étais seul. Totalement seul. »
Moments pénibles à négocier. Avec un ami, ils ont lancé une marque de vêtements (Solo) : « Lui produit et moi je vends. L’intégralité des gains est reversée dans le bateau. »
Que peut donc espérer, dans ces conditions, Nicolas pour cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50? Il n’en fait pas mystère : « Je veux participer à l’aventure. Je ne suis pas préparé au mieux. Mon but c’est arriver de l’autre côté en espérant effectuer une belle navigation. »
Il ne se donne aucun objectif précis (« Dans le milieu du tableau serait déjà pas mal»). Au niveau physique, il sait qu’il tiendra. L’entraînement de la boxe lui a procuré un certain acquis. Il a suivi une formation en ce qui concerne le sommeil. Idem pour la météo. En revanche, il redoute la solitude. Jusqu’alors Nicolas n’est resté au maximum que neuf jours. Il lui en faudra deux fois et demi, voire trois fois plus entre Madère et Bahia : « En course, c’est différent de la qualif ? Mais j’angoisse un peu, pourquoi le nier. Même si je sais que nous serons tous logés à la même enseigne? »
Pourtant, déjà Nicolas Rouger à une idée en tête. Avec son copain Philippe Mirman (n°571) il envisage, après la transat, d’aller escalader le plus haut sommet d’Amérique du Sud, l’Aconcagua et ses 6962 mètres d’altitude.
Jamais satisfait, Nicolas Rouger.
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