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RENAUD Emmanuel

RENAUD Emmanuel Koati

Koati

Voiles N° : 446

Construction : 2003

Architecte : Finot Pogo

Né le : 5 Avril 1973 - Célibataire

Nationalité : Française

Profession : Informaticien

Site web : http://www.emmanuelrenaud.com

Emmanuel Renaud : « Me faire des souvenirs »

A 36 ans, cet ingénieur dans une grande banque internationale, calcule : « J’ai douze ans de vie professionnelle et dix ans de voile. » Un équilibre qui l’a mené jusqu’au départ de la Transat 6,50, même si au début, il n’envisageait pas particulièrement de traverser l’Atlantique en solitaire.

« Je faisais surtout de la croisière. Puis je suis passé aux courses au large en équipage comme la Giraglia, le Fastnet notamment. Et puis petit à petit est venu le désir d’aller plus loin. D’avoir un projet bien à moi. De trouver le budget et d’apprendre à naviguer en solo. »

Comme beaucoup de ses prédécesseurs Emmanuel Renaud s’est donc tourné vers la Classe Mini « la formule idéale ». En 2006, il loue un mini mais ne participe à aucune course. L’année suivante, il achète son Pogo 2 : « Cette première année j’ai surtout cherché à acquérir de l’expérience. »

Aussi, quand il se rend à La Rochelle pour le départ de La Charente-Maritime/Bahia Transat 2007, il a le blues : « Je venais de disputer une saison entière. Et là, j’ai vu des gars avec qui je naviguais qui allaient larguer les amarres. Je me suis dit ‘’pourquoi pas moi’. »

Trois week-end sur quatre, il quitte ainsi Paris et s’en va assouvir sa passion. Il navigue. Regarde. Apprend. Il investit l’argent mis de côté depuis des années « J’avais un pécule. Je ne savais pas pourquoi je l’avais mis de côté. Dans un premier temps je pensais à des voyages ou autre chose. Avec cet argent, je me suis autofinancé. »

Il passe ses congés en mer. Il s’arrange avec son employeur quand il lui manque quelques jours pour courir. L’équipière, qui navigue à ses côtés dans les courses en double, l’aide dans sa préparation. Un ami lui arrange le bateau quand il ne peut pas venir lui même. Humblement, Emmanuel reconnait que les résultats n’ont pas suivi : « Entre les petits jeunes qui arrivent et les vieux briscards qui continuent, je suis un peu dépassé. Je fais de mon mieux. Sans stress. »

N’attendez pas de miracle de sa part au Brésil. Mais, quel que soit son classement à Bahia, Renaud sera heureux comme un Roi : « Quand je vois tout ce qui s’est passé en deux ans, c’est incroyable. Maintenant,  je connais le bateau. Je me connais aussi beaucoup mieux. »

Et s’il part pour cette aventure un peu folle, il avoue : « Je veux revenir avec plein de souvenirs en tête. Les Canaries, le Pot au Noir, le Cap Vert, ce sont des endroits magiques. Je vais vivre des moments très forts. »
 

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