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RAVOT Yves

RAVOT Yves PARRAINER UN ENFANT

PARRAINER UN ENFANT

Voiles N° : 599

Construction : 2005

Architecte : Finot Pogo

Né le : 10 Juin 1963 - Marié

Nationalité : Française

Profession : Ingénieur

Yves Ravot, il a suffi d’un rien

Le destin tient parfois à peu de chose. En 2005, Yves Ravot lit, sur le site de la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50, le reportage sur son ami Olivier Avram. Une phrase le marque. Il y pense encore : « Elle disait, entre autre, jeune chef d’entreprise de 40 ans. J’en avais deux de plus. Je suis également chef d’entreprise. Ca m’a piqué. J’ai pensé, « je la ferai moi aussi. »

Quatre ans plus tard, il y est. Olivier Avram aussi, pour la 3e fois, lui. Qu’importe, Yves Ravot, aujourd’hui 46 ans, va enfin réaliser ce à quoi il pensait depuis plus de 20 ans.

Car si sa détermination de courir la transat remonte à 2005, il avoue : « J’avais cette idée en tête depuis très longtemps. Mais ça me semblait inaccessible. » Pourtant, Yves Ravot a toujours été bercé par le bruit du ressac. Au collège à Lorient, il avait la mer devant lui. Son père possédait un petit bateau «La voile, c’est une passion absolue. »

Il mène en parallèle études et passion. Et s’il est désormais ingénieur dans l’industrie de la manutention, il a aussi progressé en mer. « J’ai participé à des courses au large en équipage dans les années 80. J’ai navigué sur des half tonners, sur des 60 pieds en Angleterre  et j’ai été l’équipier … d’Oliver Avram en mini. »

Il est conquis par ces petits bateaux. Mais le travail, les enfants, la famille lui font repousser chaque fois son envie de partir traverser en solo et en compétition, l’Atlantique. Jusqu’à la lecture du portrait de son pote. « Là, j’ai l’âge. C’est maintenant ou jamais. »

Il s’achète donc en 2005, un Pogo 2. Commence vraiment le début de l’aventure. Certes, Yves Ravot n’a pas trop le temps de courir les mers : « Je fais comme je peux en fonction de mon emploi du temps professionnel. En règle générale je dispute deux courses par an. En double ou en solo

Il se rend compte que ce n’est pas suffisant, mais il ne peut faire davantage. Il entre pourtant à chaque fois dans les dix : 5e de la Pornichet Sélect en 2008, 5e de l’Open Sail la même année, 5e de la Sélect en 2009 puis 9e du Mini Fasnet.

« Cette classe est vraiment extraordinaire. J’aime rencontrer les gens. Là, je suis comblé. » Comblé, il l’est aussi en mer « La solitude ne m’inquiète pas du tout. Je suis tellement heureux quand je navigue. »

Il va avoir le temps d’apprécier durant, environ, le mois qu’il va passer entre La Rochelle et Madère, puis de Madère à Salvador de Bahia. 4200 milles de solitude absolue. Cependant, Yves Ravot ne compte pas trop traîner en mer : « Le bateau est simple. Il est fait pour moi. Je pars confiant mais prudent. »

Il sait,  qu’il sera pris en tenailles, entre une bande de jeunes loups au pied lourd et des vieux de la vieille, plus expérimentés, plus marins que lui. Cependant, ne croyez pas qu’Yves Ravot fera un complexe.

« J’y vais pour faire un résultat. Je compte bien terminer dans le top ten. Il est à ma portée. »

Il sera temps, alors, de retrouver le quotidien. Le travail et les week-end à naviguer. Pas le plus facile, sans doute.

 

 

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