Concorrentes
MIRMAN Philippe
CEPAT
Voiles N° : 571
Construction : 2005
Architecte : Manuard Tip-Top
Né le : 16 Mars 1967 - Célibataire
Nationalité : Français
Profession : Charpentier
Site web : http://www.cepat650.com
Philippe Mirman, le plaisir du charpentier
« Il faut savoir se ruiner pour des choses avouables et belles ! » Philippe Mirman n’y va pas par quatre chemins. Artisan charpentier à Voiron près de Grenoble, Philippe a eu une passion tardive pour le mini, mais il s’y est donné à fond depuis. Car, si son expérience de la mer et de la voile, a commencé par quinze ans de funboard, son univers à lui, ce fut tout d’abord la montagne.
« Deux milieux qui se ressemblent. Il y a des similitudes dans l’extrême, dans la façon de réagir. J’ai fait mon service militaire dans les chasseurs alpins. Lors des courses engagées, je devais régler tout de suite des problèmes, comme je dois en régler dans mon mini. »
Un mini (« le n°1 des Tip Top de série » est-il fier de préciser) qu’il acheta en 2005 après avoir traîné ses guêtres lors des départs de courses et dans divers salons : « Je voyais les évolutions de ces petits bateaux. J’étais fasciné par le fait qu’avec quelque chose de si petit on pouvait aller très loin. Son côté spartiate, aussi, m’a plu. »
Bref, depuis qu’il avait rangé sa planche en 2000 (« j’avais désormais une famille et, d’ouvrier, j’étais devenu patron ») Philippe Mirman cherchait où « s’éclater ». Cependant, les 18 premiers mois furent consacrés à… faire visiter son bateau : « J’avais un contrat avec le chantier qui l’avait construit. J’étais basé à Martigues. Puis, je suis parti à Port Camargue. »
C’est là, que l’aventure a vraiment commencé. « Je pensais m’aligner au départ de l’édition 2007. Mais lors de ma « qualif » j’ai démâté. Je me suis des lors consacré à celle de 2009. »
Depuis, ce père de famille (deux filles de 9 et 16 ans) a navigué. Il a couru en solo, en équipage. Il a mis onze jours pour boucler sa qualification : « Au début j’étais inquiet. Tu te dis « tous ces milles à parcourir seul ». Mais, une fois en mer tu t’y fais. Aujourd’hui, ce n’est pas ce qui m’angoisse le plus. »
Car, comme il le dit : « Charpentier, je suis souvent seul dans mon boulot. J’ai de gros projets dans ce domaine.
Pourtant ce qu’il veut, c’est larguer les amarres le plus vite : « Cela fait quatre ans que j’y pense. C’est long. Je n’ai qu’un seul objectif : aller de l’autre côté. Je sais que je vais souffrir. Qu’il me faudra tenir. Mais comme je ne suis pas candidat à un podium… »
Et d’analyser : « C’est un projet qui m’a coûté beaucoup d’argent, beaucoup de temps. Mais à 42 ans, il fallait y aller. Et puis j’ai trouvé un partenaire qui me permettra de ramener le bateau en France. C’est ce qui m’inquiétait un peu. J’ai aussi acheté un pilote neuf. Tant pis si les voiles ont pas mal de milles. Elles suffiront pour traverser.»
Philippe Mirman est prêt : « Pour une aventure humaine certaine et pour prendre le maximum de plaisir. »
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