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JORDAN Staale

JORDAN Staale STORMY

STORMY

Voiles N° : 396

Construction : 2002

Architecte : Stimson

Né le : 23 Janvier 1980 -

Nationalité : Norvégienne

Profession : Ingénieur informatique

Jordan Staale ou le Nord fonce au Sud

Le Norvégien est la caricature du marin. Le teint basané, large d'épaules, et jamais un mot de trop. A 29 ans Jordan, technicien dans les nouvelles technologies pour une compagnie pétrolière de son pays, est sans doute celui qui a le plus navigué, s’il est loin d’être le plus connu, des quatre vingt quatre concurrents.

 Il détaille, avec un brin de détachement, son parcours « initiatique »: « Je suis parti de Norvège direction le Brésil. Puis de là, je suis allé en Afrique du Sud. » Et le voilà avec deux transats à son actif mais en croisière et jamais seul. Il a réservé sa solitude pour le trajet « Af-Sud » - Australie, avant de revenir en Amérique du Sud.

« J’ai mis trois ans pour accomplir ce tour du monde. Mais trois années interrompues, lors des escales, par des allers-retours avec la Norvège pour mon travail. »

Ses aventures l’ont pourtant convaincu que le solitaire, c’était son truc : « J’aime être seul, ne rien devoir à personne. » Et c’est en rentrant en Norvège, qu’il entend parler de la Classe Mini et de cette fameuse Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50.

En 2003 il est, par hasard, aux Canaries lors de l’escale de la transat. Il se souvient : « Quand j’ai vu la taille des bateaux et ce que les skippers devaient faire, j’ai pensé, il faut être fou. Mais je me suis dit : tu dois y aller un jour ou l’autre. »

Fin 2006, il s’offre donc son Proto qu’il achète à un inconnu. En 2007, il ne court pas. Il apprend : « Chez nous, il n’y a pas d’épreuve. Il faut venir en France pour courir. ça revient très cher. » Et comme beaucoup, Staale Jordan ne roule pas sur l’or.

L’an dernier, il participe à la Port Médoc et à l’impitoyable Les Sables – Les Açores : « L’enfer ! J’ai terminé dernier des protos, mais je suis allé au bout. »

Plus de la moitié de la flotte n’avait pu en dire autant. Alors, aujourd’hui qu’espère-t-il de cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6.50? « Ma première sur un mini. Je m’attends à souffrir.  Beaucoup. D’autant que, sans sponsor, je sais que je ne serai jamais fin prêt. C’est comme cela depuis que je cours. »

Et il rigole. Comme si sa vie devait être une longue lutte contre les événements. Aussi, prudent, il confie : « Si je termine dans le milieu du peloton, je serai très content. »

A chacun ses objectifs. C’est aussi cela qui fait le charme de cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50.

 

 

 

Objectif : Si je termine dans le milieu du peloton, je serai très content.

Devise : J’aime être seul, ne rien devoir à personne.

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