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ROSEN JACOBSON Robert

ROSEN JACOBSON Robert NED602

NED602

Voiles N° : 602

Construction : 2006

Architecte : Finot Pogo

Né le : 24 Octobre 1954 - Divorcé

Nationalité : Hollandaise

Profession : Economist Coach

Site web : http://www.ned602.org

Robert Jacobson, la solitude du hollandais

L’homme a le teint halé, les cheveux mi-longs, poivre et sel, jovial. On le sent heureux d’être là, dans ce bassin des Chalutiers. Perché en haut de son mât, Charles Euverde « mon coach » dit-il. Curieux  d’entendre Robert Jacobson, présenter ainsi son ami, lui dont la double profession et d’être économiste et … coach : « Je travaille pour des équipes ou des particuliers. Des adultes et des enfants. J’adore m’occuper ainsi des enfants. »

Jacobson, le seul Hollandais de la course « et le plus adulte » ironise-t-il (il fêtera ses 55 ans le 24 octobre «  en arrivant à Bahia, j’espère ») est un aventurier dans l’âme. Une grande partie de sa jeunesse, il l’a passée dans les Caraïbes. Dans les Antilles hollandaises. Il se souvient.

« J’ai fait beaucoup de planche à voile. Sur de grandes distances. Des Antilles Néerlandaises en Colombie notamment. » Mais la mer n’est pas son seul  univers. Il dévoile : « J’ai fait aussi de la montagne. De longues randonnées en peau de phoque. Hélas, une fois j’étais avec un guide sur un glacier. Il a dévissé dans une crevasse. Il est mort. J’en garde un terrible souvenir. Depuis ce jour j’ai pris un peu de distance avec les sommets.»  

Et Robert a reporté toute son « affection » sur l’élément liquide. Il s’amuse : « La mer, je la connais dessous et dessus. J’ai pratiqué la plongée et je navigue. »

Depuis longtemps pourrait-il préciser. En 1981 déjà, il a effectué sa première (et seule à ce jour) transatlantique « avec deux anglais. Il n’y avait pas de GPS à l’époque. Nous nous repérions au sextant. A l’ancienne. Une expérience extraordinaire. »

Il ne regrette pas ce temps révolu, mais visiblement cela ne l’embêterait pas si on revenait en arrière. Et s’il a jeté son dévolu sur la classe mini, c’est parce qu’elle garde en elle, un petit goût rétro avec cette transat sans aucun contact avec le monde extérieur. Une solitude qui n’inquiète pas Jacobson :

« Lors de ma qualification, effectué en huit jours, je n’ai eu aucun problème. J’apprécie assez le solo en mer. Je me souviens, il y a 10 ans, sur un neuf mètres, j’avais été de Hollande en Bretagne avec un retour par l’Angleterre. J’avais certes fait des escales, mais en mer je ne m’étais jamais ennuyé. Il y a tellement de choses à faire sur ce genre de bateau. »

Et il sait qu’il en aura encore davantage ces prochaines semaines. D’autant qu’il n’est en possession de son mini (un Pogo 2 plan Finot) depuis octobre 2008 seulement. Il navigue avec depuis le début de cette année seulement : « Je crois que je suis le moins expérimenté sur ce genre de bateau, de toute la flotte » avance-t-il. C’est pourquoi, il reste prudent quant à sa place à Bahia :

« J’aimerai être dans la première moitié du peloton. En l’état actuel des choses je ne peux pas espérer beaucoup mieux. »

De quoi satisfaire son  fils Kim (Horizon en hollandais) de 13 ans qui le suis de près. Resté en Hollande avec sa mère, Robert qui lui est basé à Pornichet depuis janvier, a effectué 30 allers - retours Bretagne Pays-Bas, en huit mois. Il précise : « Pas en mini, mais en avion, train et voiture. »

Il va avoir un peu plus d’un mois pour oublier ces problèmes de terrien. Comme il le dit : « Je suis libre… »

 

 

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