Concorrentes
DEBLED Antoine
RégionsJob.com
Voiles N° : 455
Construction : 2003
Architecte : Finot Pogo
Né le : 17 Janvier 1965 - Marié
Nationalité : Française
Profession : Consultant en Entreprise
Antoine Debled, entre en scène pour la seconde fois
Huit ans. Huit longues années avant qu’Antoine Debled ne tente une seconde fois l’aventure de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Il s’était élancé en 2001, sur un Pogo 1 et à la question de savoir quel avait été son résultat, il répond en riant : « J’ai traversé l’Atlantique. Ce fut une découverte totale. Passionnante. Vraiment chouette. Mais sportivement parlant je n’avais pas été au top. »
Antoine revient donc avec, désormais, une longue expérience du mini derrière lui. Car, comme il le rappelle : « Je n’ai jamais arrêté de naviguer, sauf en 2002, l’année qui a suivi ma transat. J’ai senti le besoin de couper un peu. »
Pour se relancer, ce consultant en informatique de 44 ans, oublie le Pogo 1 et s’achète un Pogo 2, tout neuf. « Je n’ai jamais réussi à décrocher. » Le voilà qui enchaîne donc les courses et les succès dans la Solo Chrono, la Transgascogne (2 fois), termine 8e des Sables – les Açores en 2006 : « J’étais qualifié pour l’édition de la Charente – Maritime / Bahia de 2007, mais je n’ai pas voulu y aller. »
Aujourd’hui, il avoue : « J’ai appris le solo. C’est très spécial de se retrouver tout seul sur son bateau. Il y a plein de choses à gérer. Une gestion personnelle en premier lieu. Tu ne l’acquiers pas comme cela. Moi j’apprends toujours, même si je me sens nettement plus mûr qu’en 2001. »
Pour Antoine Debled, une transat c’est une pièce de théâtre avec une scène immense, l’Océan : « Il faut qu’il y ait osmose entre la mer, le vent, le skipper, le bateau. On est dans un autre monde. Dans notre monde.»
Un monde qu’il commence vraiment à cerner totalement : « L’énorme différence par rapport à 2001, c’est que j’ai gagné une grande course (seconde étape du Mini Pavois 2009) en solitaire. J’ai enlevé deux Transgascognes, mais c’était en double. Triompher en solo, ça s’apprend aussi. Et ça c’est psychologiquement très important. Je commets moins d’erreurs qu’avant.»
Et, Antoine d’analyser : « Une pour voir. Une pour la faire. Avoir une transat derrière soi, c’est un incontestable atout. Je ne pars pas dans l’inconnu. Bien sur, il y a plein de petits jeunes fougueux. Il faut être un peu insouciant tout de même, pour courir dans cette classe des minis, mais moi je serai cool au moment du départ. »
Le calme des vieilles troupes qui en ont vu d’autres, en somme. Un grognard de la garde Napoléonienne ? Nous n’irons pas jusque là. Mais Antoine Debled l’avoue : « Avec Régionjob.com, j’ai un sponsor qui me permet de partir avec une belle garde robe (comprendre des voiles neuves). C’est un énorme ballon d’oxygène. Mais je ne pars pas contre quelqu’un. Je cours avec eux, en espérant faire au mieux. »
Faire au mieux, c’est quoi au juste ? « C’est faire une belle nave. C’est toujours le marin qui fait la différence. Terminer dans le top cinq serait une superbe performance. Le bateau, un plan Finot-Conq, sort d’un chantier. Il est prêt. »
Le skipper aussi. Et la famille dans tout cela ? Ses enfants âgés de 7 et 5 ans, n’étaient pas nés lors de sa première transat : « Ils ont suivi de près le dernier Vendée Globe. Ils me suivront aussi. Ma femme, en revanche, m’a beaucoup aidé en 2001. Cette année elle aborde cette seconde transat disons, dans un autre état d’esprit. »
Le tout raconté, comme toujours, sur le ton de la plaisanterie.
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