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DALIN Charlie

DALIN Charlie Cherche sponsor - charliedalin.com

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Voiles N° : 435

Construction : 2003

Architecte : Finot Pogo

Né le : 10 Mai 1984 - Célibataire

Nationalité : Française

Profession : Architecte Naval

Site web : http://www.charliedalin.com

Charlie Dalin, le globe-trotter

Lui, c’est le globe-trotter de la classe. Un jour à Stockholm, le lendemain en Australie, le suivant en Thaïlande et parfois… en France. Architecte naval, diplômé de l’Université de Southampton, Charlie Dalin l’explique très simplement : « Je vais où il y a du travail. »

En mai dernier, il est rentré de six mois en Australie où il fut  le lien de transmission entre le chantier et le sponsor, lors de la construction d’un maxi trimaran. Un 105 pieds. Une fois à la maison, il s’est mis au service d’Yves Le Blevec pour son « tri » de 50 pieds. Mais, dès là mi juin, il a enfin pensé à lui, si l’on peut dire : « Je me suis concentré à 100% sur mon mini. Je voulais qu’il soit au top pour cette transat. »

Cette traversée de l’Atlantique, Charlie y songe depuis un bon bout de temps déjà en dépit de son jeune âge (25 ans). Il est vrai que, s’il a aussi travaillé sur les deux « Ericsson » engagés dans la Volvo Race (« J’ai énormément appris. Ce fut très enrichissant et ça me sert maintenant pour ma préparation personnelle »), il fut le préparateur de quelques « ministes » connus et reconnus comme l’Américain Jonathan McKee et les Français Peter Laureyssens et Yves Le Blévec notamment.

Bref, entre Charlie Dalin et le mini, c’est déjà une longue histoire d’amour. Il monte pour la première fois sur un 6,50, en 2003. A 18 ans à peine : « Ce fut une révélation. » Mais, le travail et le manque de moyens retardent l’acquisition de « son » bateau. En décembre 2007, il se lance. Il s’offre un Pogo 2 qu’il rachète à Laurence Château.

S’il a disputé, là bas, de l’autre côté du Globe, la fameuse course Sydney – Hobart, dans notre hémisphère, il court utile. Sa qualification et quelques courses pour la valider, notamment Les Sables – Les Açores – Les Sables où il termine 2e en série. Au bout du compte, il a parcouru près de 6000 milles avec son bateau.

« Je commence à bien le connaître. Je sais ce qu’il convient de faire pour le rendre compétitif. Mais je sais aussi, par expérience, qu’un bateau n’est jamais vraiment prêt. Ceux qui pensent le contraire se trompent. »

Le skipper, lui, semble être déjà dans sa première transat : « L’épreuve la plus longue en solitaire de ma vie. Jusqu’alors je ne suis resté que 12 jours en solo, lors des Sables – Les Açores. Cependant, s’il l’avait fallu, je pouvais rajouter une semaine de plus sans problème. Et pourtant nous n’avons eu que du près. » Elle fut dure, cassante, en effet,  cette course. La moitié de la flotte a renoncé.

« Mes parents ? ils n’ont jamais eu de bateau. Je suis le mouton noir de la famille » plaisante-t-il. La passion l’a pris à 6 ans, lors de vacances en Bretagne. Elle ne l’a plus quitté. Et vous voudriez, qu’au pied de son rêve, il se pose des questions ? Soyons sérieux.
 

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