10.09.09 - 14:43

Viva Espagna

Ils sont six Espagnols inscrits à La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Six coureurs privilégiés par rapport à pas mal de leurs concurrents. Ils sont ici entourés d’attachés de presse et de chargés de communication entre autres.

Hugo Ramon - DR

Ils ne s’occupent guère des problèmes administratifs. Ils se concentrent sur la préparation de leur mini et sur les cartes météos que leur fédération leur a fait parvenir. Ils se reposent, se décontractent. Pour certains ce sont les derniers moments d’intimité avant l’envol vers le Brésil. A cela une explication fort simple. Ils appartiennent tous, depuis le début de cette saison, à la FNOB, plus clairement à la « Fondation de Navigation Océanique de Barcelone ». Hugo Ramon, l’un de ces six skippers explique : « Quand Valence a été préférée à Barcelone pour l’organisation de la Coupe de l’América, la ville de Barcelone a pris l’option de la course au large. »

Première étape donc, la mise sur pieds de l’association. Deuxième volet l’organisation de la Barcelona Race, course autour du monde en double sur 60 pieds Open Orma, dont la deuxième édition partira en novembre prochain. Troisième phase, l’achat de deux 6O pieds Open le Gitana Eighty de Loïck Peyron et le Virbac-Paprec 2 de Jean-Pierre Dick, avec comme skipper désigné, Altadill (vainqueur de la première étape de l’Istanbul Europa Race pour le premier) et Alex Pella (2e de La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 en 2005 après une 3e place en 2003, pour le second). Dernière opération, et à coup sur pas la moins coûteuse, l’achat d’un immeuble. Et que trouve-t-on dans cet immeuble ?


« Tout pour le bien être du marin, dévoile Ramon. Nous avons des préparateurs physiques. D’autres psychologiques. Une salle de fitness. Un gymnase. Des équipes s’occupent de la préparation des bateaux de A à Z. D’autre, de tout l’aspect administratif. En fait, le marin est là… pour naviguer. C’est tout. Et il touche un salaire. »


Comment pareils efforts est-il possible, par les temps qui courent ? Là encore Ramon en donne la raison essentielle : « Tous les sponsors bénéficient d’une très importante exemption fiscale de la part de la ville de Barcelone. Ainsi, on retrouve le logo de la Barcelona World Race jusque sur des boites de bière ou sur des pots de yaourts. Partout et dans des domaines on ne peut plus variés. Les sponsors se bousculent. »


Certes, les six « ministes » ont mis, un pied seulement, dans cette organisation hors normes. Ils n’ont pas pu encore profiter à plein, des avantages de l’association. Mais comme le confie Hugo Ramon : « L’an prochain nous serons totalement intégrés au projet. Notre statut va changer. Mais moi, cette année déjà, si je n’avais pas eu cette association derrière moi, je n’aurais pas pu participer à cette transat. Et je suis certain que, sans elle, un seul compatriote, Juan-Carlos Sanchis, aurait pu prendre le départ.»


Et pour bien démontrer que la classe mini est, et sera, bien un membre important au sein de la FNOB, le Président de la Fédération Espagnole de voile sera présent, dimanche, au départ de La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Alors, si l’un d’eux venait à triompher à Bahia…

 

jp/gpo

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