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CASTELNERAC Bertrand

CASTELNERAC Bertrand www.bcombio.com

www.bcombio.com

Voiles N° : 514

Construction : 2004

Architecte : Finot Pogo

Né le : 16 Décembre 1979 - Célibataire

Nationalité : Français

Profession : Navigateur - communiquant

Site web : http://www.lucemolinier.com

Bertrand Castelnerac pour le plaisir avant tout

« J’ai un nom qui fleure bon la noblesse. On raconte, qu’Henri IV venait passer ses vacances au château de la ville de Nérac (Lot et Garonne) et   qu’un membre de ma famille, une gentille soubrette,  aurait fauté avec le Roi de France !» Et il rigole franchement Bertrand Castelnerac satisfait de sa sortie.

Sa « noblesse », Bertrand n’en a cure quand il arrive au Brésil en 2007, en T- shirt et short crades, les mains craquelées, barbu, les cheveux marinés au sel de mer, mais les yeux ébahis par la beauté de la Baie de Tous les Saints à Salvador de Bahia, ce qui lui importe c'est ce qui se présente devant lui.

Même s'il y pense depuis longtemps, cette transat, Castelnerac n’y pense pas depuis sa plus tendre enfance, comme beaucoup. Lui, sa jeunesse s’est passée en grande partie en Côte d’Ivoire : « Mon père est ingénieur naval dans la marine marchande. Voilà pourquoi, j’ai grandi en Afrique. » Car s’il est au bord de l’Atlantique, à cette époque Bertrand passe davantage son temps sur une planche de surf. Même quand il débarque avec sa famille s’installer à Marseille, puis plus tard en Bretagne.

« J’aimais et j’aime toujours les vagues. A 17 ans, je surfais tout en faisant quelques régates. Puis, j’ai découvert le mini. »

Il retrouve sur ces petites embarcations, le plaisir de surfer, la joie d’un sport individuel. En 2006, il remet au goût du jour un vieux Pogo 1 de 1999 et se donne comme objectif de disputer la course, l’année suivante. Il réussit son pari et termine à une très belle 12e place après avoir joué les premiers rôles durant une grande partie de la première étape.

« J’ai pris tellement de plaisir qu’aussitôt à quai, je me suis dit que je repartirai un jour. J’ai instantanément chassé les quelques mauvais moments pour ne plus me rappeler que des bons. »

Sa compagne, Luce Molinier une « ministe » convaincue, lui prête son bateau. Elle l’encourage. L’aide du mieux possible : « Sans elle, j’aurais sans doute baissé les bras. Elle m’a intégré à son projet et le sponsor a suivi. »

Bertrand a aussi un partenaire le Stade-Français. Oui, vous lisez bien. Le Stade Français ancien champion de France de rugby, le Stade Français et ses équipes de football, d’escrime et… de voile ce qui est moins connu.  « Et pourtant il y a Antoine Koch, Sydney Gavinet, Eymerick Devigan, bien d'autres... et moi. »

Cela ne suffit pas à faire de Castelnerac un skipper sans souci financier. Longtemps il a même hésité à se relancer dans l’aventure de la transat « Après celle de 2007, j’ai mis un an à rembourser mes dettes. »

Quand on aime on ne compte pas, c’est bien connu. Mais la voile, même en mini, reste une maîtresse qui coûte cher : « Socialement, affectivement, matériellement je me mets dans le rouge » confie Bertrand. Mais il y revient pourtant.

Il se souvient qu’à Madère en 2007, avant de s’élancer vers Bahia, il avait eu une boule au creux de l’estomac : « J’allais faire un grand bond dans l’inconnu… les pieds dans le vide. Là, je connais. Je sais où je vais. »

A 29 ans, Bertrand Castelnerac, qui a obtenu une maîtrise en information et communication mais se dit navigateur, avoue avec simplicité : « Je pars pour me faire encore plus plaisir qu’en 2007. Sincèrement, je me fous du résultat. Le tout est, qu’au Brésil, le bateau et l’homme soient en bon état. »

Difficile de se mettre moins de pression sur les épaules…

Objectif : Je pars pour me faire encore plus plaisir qu’en 2007. Le tout est, qu’au Brésil, le bateau et l’homme soient en bon état.

Devise : Pour le plaisir...

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