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SCRIZZI Alexandre

SCRIZZI Alexandre PHOENIX

PHOENIX

Voiles N° : 672

Construction : 2006

Architecte : Finot Pogo

Né le : 15 Juillet 1966 - Célibataire

Nationalité : Française

Profession : Ingénieur Financier

Alexandre Scrizzi, une « qualif » révélatrice

Au départ, Alexandre Scrizzi pratiquait la voile comme d’autres le tennis ou le golf. Parce que son père, résidant en Bretagne, possédait un dériveur.  Moralité quatre ou cinq week-end par an, Alexandre hissait la voile et faisait quelques ronds dans l’eau : « Ce n’était pas une passion mais un passe temps. Je disputais aussi ça et là, deux petites courses par an.»

Et puis, un jour, bien plus tard, Scrizzi entend parler, par un ami, de cette fameuse Classe Mini et de son « Everest », la transatlantique. « S’il n’y avait pas eu la transat, je ne serai jamais venu à la Classe Mini. C’est ce défi qui m’a tout de suite attiré » reconnait –il.

Ingénieur financier - ne cherchez pas un rapport quelconque avec la voile - Alexandre décide en 2006 de s’acheter un Pogo 2. Mais il le veut vite. Il se donne un mois et demi maxi comme délai.

« Je suis entré dans un magasin. Il y en avait un d‘occasion. Mais le chantier Structures m’assurait que je pouvais en avoir un tout neuf plus vite encore. J’ai dit banco. »

Moralité, la mise à l’eau s’effectue quatre semaines seulement avant le départ du Mini Pavois : « Je suis parti à l’aventure. J’ai souffert. Je suis resté sans électronique, donc sans pilote, pendant deux jours. Ce ne furent pas les meilleures conditions pour un baptême. »

Comme il le confesse « Heureusement, je n’ai pas peur en mer. » Un goût du risque qui lui vient sans doute du temps où, adolescent, il pratiquait le ski de compétition à un haut niveau.

Cependant, ce départ en fanfare, n’est rien par rapport à ce qu’il va vivre lors de sa qualification des 1000 milles. « Je suis parti à la hussarde. Toujours à courir entre le boulot et la voile. J’ai mis dix jours avec trois jours de pétole. Une fois en mer, après deux jours seulement, je me suis retrouvé en panne de batterie. Je n’ai pu dormir que 1h30 par tranches de 24 heures. »

La fatigue, le manque de sommeil et soudain au large des îles Scilly, une baston. « Je me suis retrouvé trop près des îles. La mer était vraiment forte à cet instant  là, je me suis impressionné. ». Aujourd’hui, il en plaisante mais avoue : « Ce fut une bonne leçon. J’ai appris… ce qu’il ne fallait pas faire et notamment que je fasse davantage attention à moi. »

Au niveau alimentaire surtout. Durant ces quelques jours en mer, Alexandre s’était retrouvé à cours de vivres « J’avais pas mal maigri au retour. » Une lacune qui ne pardonnera pas sur La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 et ses 3100 milles entre Madère et Salvador de Bahia.

Trois semaines de solitude, lui qui rappelle : « Au début le solo me rebutait. Quand je me suis lancé dans le mini, c’était pour courir en double. Mais désormais j’apprécie le solitaire. Tu ne dois rien à personne. Ce qui te valorise ou te dévalorise. »

Alexandre Scrizzi a continué à courir entre travail et voile « à arriver à minuit, voire 3h du matin au départ d’une course. Je sais que je n’ai pas assez navigué, mais je ne peux pas faire plus. Je m’étais fixé un programme d’entraînement … que je n’ai jamais pu respecter. »

Il part pour l’aventure et rien d’autre. Loin des préoccupations des terriens.
 

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