Les concurrents
LINDLAHR Andreas
UMPALUMPA
Voiles N° : 682
Construction : 2007
Architecte : Finot Pogo
Né le : 22 Août 1960 - Marié
Nationalité : Allemande
Profession : Photographe
Site web : http://www.photo-lindlahr.de
Andreas Lindlahr, d’abord photographe
« Je n’étais pas assez bon au football. Un ami m’a fait découvrir la voile, sur un lac près de chez moi, dans le nord de l’Allemagne. Ca m’a plu. » Voilà comment Andreas Lindlahr a eu la vocation du grand large. A partir de cet instant, il n’a plus suivi les exploits de la Manschafft, mais s’est consacré au 470, au 505, au Flyind Duchtman et autres bateaux qui avancent à la force du vent. Andreas a 12 ans à cette époque.
Trente sept ans plus tard (il a fêté ses 49 ans le 22 août dernier) il est là dans le Bassin des Chalutiers avec son mini au n°682, un Pogo 2 qu’il s’est offert en 2007. Depuis ses premières armes sur ce lac et ce rendez-vous avec La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50, l’Allemand a beaucoup navigué.
« J’ai disputé des courses sur de gros bateaux entre Hong-Kong et Manille ou d’Allemagne en Ecosse. Et puis, je suis descendu de longueur. De plus en plus pour en arriver à ces minis bateaux de 6m50. »
Cependant cette « descente » n’a rien eu d’infernale. Depuis toujours Andreas Lindlahr voulait traverser l’Atlantique. En course et en solitaire. Seule la Classe Mini lui permettrait de réaliser ce vieux rêve. Aussi en 2007, il s’offre son Pogo. Et c’est parti pour une folle aventure : « En achetant un mini je savais que je serai un jour ou l’autre au départ de La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50, c’était inévitable. »
Mais avant, il doit se qualifier. Donc s’aligner à plusieurs épreuves. Pour sa première course, ce photographe indépendant, termine 4e en série de la Mini Port Médoc. En 2008, il est sur le podium de Marseille – Alger et retour (3e) et 11e du Grand Prix d’Italie. Andreas valide également sa qualification des 1000 milles en Méditerranée. Cette saison, il court peu mais prend une belle troisième place à la Mini Empuries.
« J’ai préparé mon bateau. Je pense que l’homme et le mini sont prêts. Moi, j’ai fait beaucoup de jogging depuis deux ans et du fitness une fois par semaine. Le physique va.»
Quel espoir nourrit-il, avant de s’élancer pour sa première transatlantique ? Il hausse les épaules et écarte les bras : « Pour une course normale, comme celles que j’ai disputées, je peux viser une place dans le haut du premier quart. Mais sur une transat, je ne sais absolument pas. Je pars dans l’inconnu. »
Dans l’inconnu mais avec un profond respect pour la mer : « J’ai traversé deux – trois grosses tempêtes. Je sais que la mer est la plus forte. Je ne suis pas inquiet. Seulement respectueux envers elle. »
Le Pot au Noir ? « J’ai entendu et lu beaucoup de choses sur ce phénomène. C’est un endroit très particulier fait de calmes et de gros coups de vent. Il peut être très méchant surtout pour un solitaire. Il faudra rester vigilant. C’est une curiosité de la nature. Je suis heureux de vivre cette expérience. »
Une chose est sûre. Andreas Lindlahr n’a pas fait d’économie sur le poids de ses appareils photos. «Je m’apprête à vivre des moments sublimes pour le photographe que je suis : des levers de soleil, des nuits de pleine lune ou d’un noir d’encre. Nous les verrons à Madère avant celles de Bahia. »
Car Andreas n’a qu’un véritable objectif : arriver au Brésil … avec le maximum de belles photos. Histoire d’immortaliser ces moments que, finalement, peu d’humains ont vécus.
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