Les concurrents
FRANCOIS Amaury
GROUPE QUALITEL
Voiles N° : 697
Construction : 2007
Architecte : Finot Pogo
Né le : 13 Mars 1982 - Célibataire
Nationalité : Française
Profession : Navigateur
Site web : http://www.capmini.com
Amaury François veut faire du « spi »
Il est le premier à en plaisanter. A la question de savoir s’il est marin à temps plein, il rigole : « Non ! Je suis opticien. J’ai un vrai métier. » Mais aussi une vraie passion et en ce moment la passion a largement pris le pas sur le métier. S’il a commencé, chez lui dans le « Ch’Nord », par la croisière et un peu de dériveur, il régate depuis 2003. A 21 ans. Cependant, déjà, dans un coin de sa tête est inscrit « Mini et sa transatlantique ».
En 2007, il craque pour un Pogo 2. Il l’achète brut mais fait très peu de modifications « C’est un bateau simple qui me convient. » Il est mis à l’eau, huit jours avant le départ de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2007. Il apprend à le connaître entre Boulogne et La Rochelle où il vient humer l’air de ce qui sera un peu plus tard, le sien aussi. Amaury a la chance de trouver un sponsor le Groupe Qualitel pour un projet sur deux ans : « Je ne leur ai pas vendu un résultat, mais une aventure. » Et l’aventure commence vraiment en 2008 quand il s’aligne au départ des épreuves de la classe.
Il enchaîne la Pornichet Sélect (7e), Port – Médoc (3e), le Mini Fastnet (20e) avant, au début de cette saison, de monter sur le podium de la Pornichet Sélect (3e) « Ca a validé pas mal de choses et ça donne confiance. »
Une confiance un peu ébranlée après une tentative avortée de qualification en décembre dernier - « J’ai passé le réveillon en mer pour rien » - avant de réussir en avril au terme de sept jours de solitaire.
Ne pensez cependant pas qu’Amaury se soit soudain transformé en grand marin. Il l’avoue d’une manière détournée : « Je préfère le solitaire. En double, je manque de confiance et c’est moi qui devient l’équipier. »
Aujourd’hui, le voilà devant cette montagne qui lui tarde de gravir. Il se souvient cependant : « L’an dernier j’étais un peu inquiet à l’idée de partir ainsi traverser l’Atlantique en solo. Je trouvais que le temps passait de plus en plus vite. Et là, à quelques heures de m’élancer pour une très, très grande aventure, je reste étrangement cool. Je suis impatient de partir.» C’est sa mère qui a repris le flambeau de la crainte : « Elle est tendue » concède-t-il discrètement.
Qu’espère-t-il de ce défi qui pouvait paraître, voilà seulement deux ans, irréalisable voire irréaliste ? « Je veux faire du spi. Prendre un maximum de plaisir. J’ai parcouru 10.000 milles avec mon mini. Je le connais. Il me connait. Ce sera une découverte. Un test qui me permettra de savoir si je suis capable de le faire. »
Au niveau classement, Amaury François ne se donne aucun objectif. Mais dans la conversation il a glissé : « J’ai terminé toutes les courses dans le top dix. Je suis à ma place. »
Il signerait bien pour connaître Salvador de Bahia dans une position aussi flatteuse.
Partenaires majeurs
Dépêches
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