Les concurrents

BOND Oliver

BOND Oliver ARTEMIS

ARTEMIS

Voiles N° : 438

Construction : 2003

Architecte : Finot Pogo

Né le : 1 Novembre 1979 - Célibataire

Nationalité : Anglaise

Profession : Navigateur

Site web : http://www.oliverbond.net

Oliver Bond, le flegme anglais

Il s’appelle Bond. Oliver Bond... et comme son nom l'indique il est anglais. Et comme beaucoup de ses compatriotes, il a toujours été dans le milieu de la voile. Il ne se souvient plus exactement quand il a commencé à jouer avec les nuages et les vagues. Normal, quand on habite à Southampton, direz-vous ?

Ce qu’il sait, en revanche, c’est qu’il a débuté comme tant d’autres par le Laser et le 420, avant d’obliquer vers plus grand. Beaucoup plus grand. Il a ainsi été l’un des préparateurs d’Aviva, le monocoque 60 pieds Open de Dee Caffari lors du dernier Vendée : « J’ai beaucoup appris » dit-il.

A 25 ans, Oliver Bond a déjà pas mal bourlingué, sur les 60 pieds, puis sur les 40 pieds : «Si la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 se passe bien, je pense m’orienter vers cette classe. Les bateaux sont quand même nettement plus confortables» confie-t-il sans que personne ne songe à le contredire. Mais il va disputer la première transat de sa carrière. En solitaire. Sur un 6,50. Un vrai défi.

Car depuis longtemps déjà et avant donc de passer, peut-être à l’étage supérieur,  Oliver s’est investi dans le mini. En 2005, il achète le Proto n°396, aujourd’hui aux mains du Norvégien Staale Jordan : « Je n’ai disputé qu’une course avec, la Mini Fasnet. » Pas concluant. Il le revend très vite.

En 2006, il achète le Pogo de Peter Laureyssens. Il court davantage, avec l’espoir de se qualifier pour la Charente-Maritime/Bahia Transat 2009. Trois fois la Pornichet Sélect, le Mini Fasnet, la Transgascogne, le Mini Pavois. Oliver est rasséréné avant de mettre le cap sur le Brésil et Salvador de Bahia à 4200 milles de La Rochelle.

« C’est un bateau fiable, solide. J’ai quasiment toujours été dans le groupe de tête de chaque course à laquelle j’ai participé. Je n’ai pourtant pratiquement rien changé depuis son acquisition.  Preuve qu’il était bien né.»

Désormais, il lui tarde de partir. De se lancer dans cette folle aventure qui ne lui inspire aucune inquiétude : « J’aime le solitaire. J’ai mis dix jours lors de ma qualification. J’ai trouvé le temps très court. Rester seul face à moi-même durant trois semaines ne me trouble vraiment pas. »

Il ne connait pas le parcours (« Par les livres uniquement »), il ne connait donc pas le fameux Pot au Noir (« J’ai lu et j’en ai parlé avec des confrères. Je verrai bien »). Tout semble glisser sur la couenne du bonhomme. Sans doute en faut-il davantage pour que cet anglais bon teint  perde son flegme… mais pas sa motivation :

 « Depuis que je possède ce bateau, je ne pense plus, je ne vis plus, que pour cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Je vais connaître des moments sans doute difficiles. Mais c’est moi qui ai voulu y aller. Personne ne m’a poussé dans cette grande aventure. Mon objectif sportif ? Faire le mieux possible. Si je parvenais à me hisser dans les dix premiers du classement, ce serait formidable. »

Cependant, Olivier Bond ne rêve pas trop. Terminer à Salvador de Bahia avec un bateau en bon état et un skipper tout aussi fringant, suffirait déjà à son bonheur.

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