The contestants

AVRAM Olivier

AVRAM Olivier Cap Monde 2

Cap Monde 2

Voiles N° : 618

Administration : 2006

Architect : Finot-Conq

Né le : 28 Août 1965 - Marié

Nationality : Française

Occupation : Chef d'entreprise

Website : http://www.avram650.com

Olivier Avram, pour oublier une frustration

Avec Olivier Avram, c’est un peu toute la classe mini qui défile. A 44 ans, ce chef d’entreprise, va disputer sa 3e Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. La première remonte à 1989. Elle l’a marqué.

« Je l’ai faite avec un petit proto. Nous arrivions en Martinique. J’avais effectué la moitié de la traversée sans électronique. Ce fut une vraie aventure. »

Durant 16 ans, Olivier Avram pris entre son travail et sa famille va suivre de près la Charente-Maritime Transat 6,50, sans y remettre l’étrave d’un bateau. Il se console en étant l’un des administrateurs de la classe.

Le temps s’écoule. Peut-être lentement. L’envie le gagne. Il commande un Pogo 2, en 2003 « le bateau qui me plaisait le plus. » et participe à l'édition  2005. Il connaîtra à Bahia l’une des plus grosses frustrations de sa vie de marin. Il termine 4e à 38 minutes du podium : « Je suis resté sur ma faim » dit-il pudiquement. On le croit sur parole.

Olivier aurait pu être dégoûté. Pas du tout. S’il fait l’impasse sur l’édition 2007, l’esprit de revanche qui l’habite le pousse à racheter en 2008, le bateau de Peter Laureyssens sur lequel, celui-ci a terminé 11e de la précédente Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Un plan Finot-Conq, tout en carbone construit aux chantiers AMCO : « Un vrai proto » s’enthousiasme Avram.

L’ensemble bateau-skipper fait des merveilles : victoire dans l’UK Fasnet, 2e du Mini Empuries, 4e de la Mini Barcelona. En 2009, il termine 3e de la Pornichet Sélect  et 9e de la Mini Fasnet avec Pierre-Yves Lautrou.

De quoi donner à Olivier un moral d’enfer avant d’entamer sa troisième traversée avec un fidèle partenaire « Cap Monde 2» : « Il était avec moi déjà en 2005. Il ne m’a pas laissé tomber. C’est le leader français des voyages pour enfants en Angleterre et en Espagne notamment. »

Si le bateau est prêt (« Cet hiver nous avons effectué un gros chantier »), le skipper, qui travaille sur Paris, a fait de son mieux pour rester compétitif. « Un week-end sur deux j’ai navigué. Soit en course, soit à l’entraînement à Lorient. Ce n’est pas évident, c’est fatiguant, mais il faut en passer pas là. »

Qu’espère-t-il donc de cette traversée ? Effacer le douloureux souvenir des trente huit  minutes perdues quelque part entre La Rochelle et Bahia ?

« Je pars pour une place sur le podium, dévoile-t-il sans faux fuyant. Le plateau est très relevé. Il y a des jeunes qui ne vont rien lâcher. »

Remarquez, lui non plus ne lâchera rien « et j’ai un peu plus d’expérience que certains, sur cette course. Je sais où je vais. »

Depuis il est tellement heureux d’être déjà au départ: « Cette classe est si sympathique que l’on a du mal à s’en défaire. »

Et rien que pour connaître une fois encore le folklore de l’arrivée à Bahia, Olivier Avram se battra  jusqu’au bout. La jeune garde est prévenue… les anciens aussi.

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