The contestants

APOLLONI Riccardo

APOLLONI Riccardo MaVie pour MAPEI

MaVie pour MAPEI

Voiles N° : 426

Administration : 2003

Architect : Finot Pogo

Né le : 14 Mai 1966 - Marié

Nationality : Italienne

Occupation : Skipper

Website : http://www.iomibarcameno.it

Riccardo Apolloni un futur papa heureux

Riccardo Apolloni est un homme heureux. Il va enfin réaliser son rêve, courir la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. A 43 ans, il va aussi devenir papa pour la seconde fois autour du 18 octobre prochain, et … il sera en mer à ce moment là. Non,  vous avez bien lu. Riccardo, pur produit italien avec la gouaille qui va avec, avoue dans un éclat de rire : « Dans ce moment pénible, je serai mieux sur mon bateau. Plus tranquille. J’aurai moins de stress. Je préfère ne pas savoir ce qui se passe et apprendre ensuite que tout va bien. »

Ne croyez pas qu’Apolloni soit un homme sans cœur. Il en a, sans doute, trop et voir sa femme souffrir lui est insupportable. Ah ! Sa femme ! Il plaisante encore : « Mon sponsor c’est la Mapeï. Quand j’ai débarqué dans le milieu, certains collègues étrangers m’ont demandé si c’était le nom … de ma femme. Authentique. »

Or, la Mapeï a été l’un des plus gros sponsors dans le monde cycliste. Tour d’Italie, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Tour des Flandres, les coureurs au maillot bleu ont tout raflé pendant  dix ans, avant que le sponsor se retire des pelotons. Hélas, pour Ricardo, avec lui, la chanson n’est plus la même :

« J’ai un sponsor au  nom célèbre mais l’argent ne suit pas. Moi, c’est une succursale de ma région qui m’aide, SACES, et le cercle nautique Lega Navale di Procida. Ils font ce qu’ils peuvent Mais j’ai, comme beaucoup de mes confrères, des problèmes pour boucler mon budget. »

Peu lui importe. Il sera le 13 septembre au départ de sa première Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 et à ses yeux c’est bien là, le plus important. Depuis six ans, cet ingénieur, vit au rythme des minis. Il s’est d’entrée offert un Proto : « J’ai navigué en touriste uniquement en Méditerranée. »

En 2007, il construit un proto, dispute 2700 milles en course : « Je n’avais pas le budget pour courir davantage. » Enfin, l’an dernier, il se paye son Pogo 2. Le 426. Glorieux mini : « Il a gagné la  Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 en 2003 avec Erwan Tymen à la barre » rappelle Ricardo.

Ce classement pourrait-il lui donner des idées de conquête ? « Il faut être réaliste. Je ne peux pas gagner face à des bateaux neufs qui vont plus vite. Et puis, il est difficile de rivaliser avec les jeunes, sans doute, plus motivés que je ne le suis. »

Apolloni (premier de la classe mini sur l’ensemble de la saison à la fin mai) ne se fait guère d’illusions : « Etre sur la ligne de départ était déjà un défi pour moi. Défi gagné. Après, sur l’eau je verrai bien. Ce que je sais c’est qu’un Pogo 2 est plus maniable qu’un Proto. »

La solitude ne l’inquiète guère. Durant sa qualification il a passé 13 jours seul face à lui-même : « Là, je le serai durant 22-23 jours. Ce sera long, mais c’est ce que je viens chercher. » Dans les grands moments de solitude, il pourra toujours tenter d’entrer en contact avec l’un de ses huit compatriotes qualifiés pour cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 :

« Le mini a pris un essor énorme chez nous. Il y avait 10 bateaux en 2005. Il y en a entre 30 et 35 aujourd’hui. »

Et de bons marins pour les piloter. Sixième des Sables-Les Açores – les Sables et de la Pornichet – Sélect, vainqueur de la Port Médoc, Riccardo surprend encore quand il analyse : « Je préfère naviguer en Atlantique qu’en Méditerranée. La mer est plus traite chez moi. Les coups de vent arrivent sans s’annoncer. »

Si Apolloni le dit…

Ok

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