The contestants

LOBATO Francisco

LOBATO  Francisco ROFF TMN

ROFF TMN

Voiles N° : 607

Administration : 2005

Architect : Finot Pogo

Né le : 8 Octobre 1984 - Célibataire

Nationality : Portugais

Occupation : Etudiant

Website : http://www.franciscolobato.com

 Francisco Lobato, l’expérience en plus

Certains sont nés dans un taxi, dans un bus ou encore dans l’entrée d’une porte cochère. Ils ne sont pas devenus pour autant, chauffeurs de taxis, d’autobus ou gardiens d’immeuble. Francis Lobato, lui, est né sur un bateau et … il est devenu marin. Certes, son « vrai » métier est ingénieur en nautisme  dont il doit finir ces prochains mois son master. Mais l’appel du large ne l’a jamais quitté une seule seconde.
Car, s’il naquit sur un bateau, c’est parce que ses parents ont toujours navigué. Ils lui ont passé le virus dès ses premiers pas. Et le petit Francisco sut quasiment dire en même temps « maman », « papa » que « écoute » et « hauban ».
« J’ai commencé la compétition dès l’âge de six ans, sur Optimist puis en Laser. J’ai glané plusieurs titres dans diverses courses au Portugal ou ailleurs. Mais je me suis toujours intéressé à toutes les compétitions. »
Au point de faire parti du groupe olympique du Portugal. Groupe qu’il a quitté voilà six ans, à 18 ans, pour se consacrer à la Charente-Maritime-Bahia Transat 6,50. Car, Francisco n’en fait pas mystère : « Mon rêve est d’être seul en mer. De tout faire par moi-même. »
Aussi avec l’aide de quelques sponsors, il achète en 2006, un Pogo 2 neuf. Un plan Finot. Et Lobato va écumer avec une belle réussite les courses de la Classe Mini. Ainsi, son bateau sitôt à l’eau, Francisco s’impose dans Les Sables – Les Açores. En 2007, il enchaîne les succès dans sa catégorie : 1er de la Pornichet Select, encore vainqueur de la MAP. Le voilà au départ de son rêve : la Charente – Maritime – Bahia Transat 6,50. Son but.
Après une traversée qui le comble, il termine 9e en série à Bahia. Le skipper est transformé. Subjugué. Ravi. Le pied à peine posé, il lance : « Je reviendrai… »
Deux ans plus tard, il se souvient encore de cette traversée : « J’ai appris énormément de choses. Ce fut avant tout une aventure fantastique, mais désormais je sais comment préparer mon bateau. Ce que je dois emporter à bord. Je suis vraiment heureux de repartir. »
Le Francisco Lobato de 2009 n’a pas seulement deux ans de plus qu’en 2007. Il a surtout acquis une expérience qui lui manquait voilà deux ans : « J’ai essayé le bateau dans les vagues, dans le gros temps, dans les calmes. Je le connais bien. »
Quand il parle de « gros temps », il fait allusion à la terrible première étape des Sables – Les Açores de 2008 qui a jeté près de la moitié de la flotte sur le flanc. Une course dont il n’a rien oublié. D’une part parce qu’il l’a remporté pour la seconde fois de suite (« mais la 2e fut beaucoup plus difficile ») et par son arrivée à Hora. Il se souvient : 
 « Quand j’ai vu les bateaux portugais venir à ma rencontre et m’annoncer que j’étais en tête, ce fut un moment sublime. Je ne savais rien de mes concurrents. J’avais eu moi-même pas mal de soucis. Et là, j’étais premier en série. »
 Il aimerait connaître une joie similaire à Bahia. Il sait qu’il peut y arriver même s’il confie : « Mes sponsors m’aident, mais pas autant qu’il le faudrait pour préparer comme j’aimerais le bateau. Nous sommes une dizaine à briguer la victoire. Aussi, si je pars pour vivre une nouvelle belle aventure je vise le podium. »
Il vise aussi ces quatre semaines de solitude, qu’il attend avec impatience : « A bord, je veux sentir que je suis capable de tout faire, de tout réparer. De gérer tout ce qui peut arriver quand on traverse un Océan. »
Francisco Lobato va être comblé…

 

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