The contestants

SELLIER Fabien

SELLIER Fabien Surfrider Foundation

Surfrider Foundation

Voiles N° : 483

Administration : 2004

Architect : Finot Pogo

Né le : 30 Octobre 1972 - Célibataire

Nationality : Française

Occupation : Skipper

Website : http://www.fab650.com

Fabien Sellier l’ambitieux lucide

Question. ? Peut-on vivre les dix premières années de sa vie à Orléans et devenir un fin marin ? Réponse ? Oui ! Exemple ?  « Fabien Sellier, 36 ans, skipper professionnel, marin professionnel, moniteur de voile, préparateur, convoyeur » comme il se présente en préambule.

Car Fabien, c’est tout cela à la fois. Et il pourrait ajouter à son CV : champion de France en optimist et en 420, deux fois champion de France en habitable etc… etc… Et depuis 1997 et le départ de Brest, de ce qui s’appelait encore la Mini Transat, une envie, un besoin, de se tester sur cette épreuve à nulle autre pareille.

« Depuis 97, j’ai assisté à tous les départs. Et j’ai eu de plus en plus envie d’y participer, même si je suis venu tardivement au mini par rapport à certains. »

En décembre 2005, il se lance. Il achète un Pogo 2 en copropriété pour devenir deux ans plus tard, seul propriétaire de son n°483. Un mini qui n’est plus de première jeunesse. Construit en 2004, il a déjà deux Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 sous l’étrave en 2005 et 2007 : « Il compensera mon inexpérience dans une transat en solo » ironise-t-il. Car, si Fabien a traversé l’Atlantique à quatre reprises, ce fut à chaque fois en équipage.

Le skipper sait, cependant, ce qui l’attend. Il a disputé notamment les deux dernières éditions des Sables-Les Açores. En 2007, il termine 7e  du général. En 2008, il prend la 4e place de la première étape, 9e de la seconde. A chaque course, que ce soit la Pornichet Select, la MAP, la Mini Fasnet, il a terminé dans les dix premiers. Preuve que Fabien possède cette faculté qui devrait jouer en sa faveur entre Madère et Salvador de Bahia surtout : la régularité.

L’Equateur, le Pot au Noir, il en a entendu parler bien sûr, mais il ne connait pas : « Ce sont des premières qui me plaisent. Je vais découvrir plein de choses. C’est ce qui m’a poussé à partir. »

Comme beaucoup de ses collègues, Fabien tire le diable par la queue. Il lui manque plusieurs milliers d’euros pour larguer les amarres totalement serein. Il a pris exemple sur Bertrand De Broc et pour 50 euros, vous pouvez traverser l’Atlantique sur la coque de son mini. Enfin, votre nom seulement…

Fabien qui est tout sauf un doux rêveur reconnait, si près du départ, qu’il a une petite appréhension. Il ne sait pas comment il va réagir à trois semaines seul en mer lors de la seconde étape : « Il va falloir gérer psychologiquement cette solitude. Jusqu’alors je ne suis resté que douze jours en solo, lors des Sables-Les Açores. Mais je n’aime pas trop l’équipage… »

Question météo et alimentation, il est confiant, sans tomber dans un excès de béatitude. Il a parcouru 9000 milles sur son mini. L’osmose est faite entre le skipper et son bateau. Ils sont prêts. Impatients.

« ll me tarde de partir. Trois ans pour boucler ce projet, c’est long. Epuisant. » Trois ans d’expérience qui lui font dire : « Je vise le podium… » Ni plus, ni moins. Comme quoi, oui en effet, on peut être un terrien de « l’intérieur » et avoir de grandes prétentions sur mer.
 

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