The contestants
PROCHASSON Mathis
Manupoki - Avico
Voiles N° : 504
Administration : 2004
Architect : Finot Pogo
Né le : 1er Février 1981 - Célibataire
Nationality : Française
Occupation : Ingénieur
Website : http://www.manupoki.com
Mathis Prochasson a découvert la voile en 2003
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Mathis Prochasson connaissait tout juste le nom de Tabarly voilà cinq ans à peine : « Je n’avais jamais entendu parler de Desjoyeaux par exemple. Je ne savais rien de la voile. J’avais lu qu’il existait une grande course, le Vendée Globe et une transat en mini.»
A cette époque Mathis se consacre exclusivement à ses études d’ingénieur en aéronautique. Dans le cadre de celles-ci, il passe l’année 2003 à Londres. C’est là, en suivant un copain, qu’il met le pied pour la première fois sur un voilier : « Dans le Solent. Une autre sortie suivra. Et ça m’a plu. »
Voilà comment est née sa passion pour la voile. Drôle d’entame. Une fois rentré en France, il apprend que son école met deux Class 8 à disposition des élèves. Il dispute ainsi le Spi Ouest-France, l’Obélix Trophy notamment : « A partir de cet instant je me suis plongé dans les livres. J’ai pensé qu’il serait plus rapide d’apprendre de cette manière qu’en partant de zéro et suivre un cursus normal. »
Il a fait de l’équipage, mais ce qui le tente c’est le solitaire. En 2007, il achète en copropriété son Pogo : « C’est d’ailleurs le copoprio qui devait disputer La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2009. Mais le boulot, la famille, il a laissé tomber. J’ai sauté sur l’opportunité. »
Mathis dispute plusieurs courses du calendrier dont, en 2008, la dure Les Sables- Les Açores : « La première étape, j’ai pensé à l’abandon. Ce fut vraiment l’enfer. La seconde a été plus sympa. »
Ne lui demandez pas ses classements, il vous rétorquera : « On ne se souvient que des podiums. Et puis je ne me focalise pas sur les résultats. J’ai fait environ 7000 milles entre les courses et ma qualif. De quoi savoir ce que l’on peut faire ou ne pas faire.»
Il sait parfaitement, en revanche, « M. l’Ingénieur » qu’il ne va pas se battre avec les meilleurs. Mais s’il part c’est « parce que je me suis fait des potes chez les ministes. Et plusieurs vont la faire, cette transat. Comme je n’étais pas trop mal durant les courses, je me suis dit, ce serait bête qu’ils partent sans moi. »
Afin de mettre le plus d’atouts dans son jeu, Mathis a suivi des cours de météo avec Jean-Luc Nélias. Il a potassé les livres de Bernot mais il ironise : « La théorie ça va. Mais pour la pratique, il y a encore du boulot. »
C’est pourquoi il a enchaîné les courses (Pornichet Select, Fastnet, MAP, Mini Pavois) pour apprendre. Apprendre encore. Il sait qu’il a une très grande marge de progression devant lui : « Au fil des épreuves, des milles avalés, j’espère que ça va venir. »
Son objectif sur cette transat ? Il avoue humblement : « Ce serait sympa d’aller de l’autre côté. Je n’en demande pas davantage. »
Le skipper et le bateau se disent prêts. Pourquoi donc être plus royaliste que le Roi….
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