The contestants

MIRO joël

MIRO joël GAES 677

GAES 677

Voiles N° : 677

Administration : 2007

Architect : Lombard Zero

Né le : 27 Avril 1969 - Célibataire

Nationality : Espagnole

Occupation : Directeur de Chantier

Website : http://www.joelmiro.com

Joël Miro, la foi de la découverte

 Il serait presque difficile de se faire comprendre sur les Quais des Chalutiers sans avoir quelques notions d’espagnol. Ils sont, en effet, six au départ de La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50, mais ils ont des coordonateurs, des attachés de presse, des chargés de communication. Une impressionnante armada qui démontre l’impact de cette course au-delà des Pyrénées. Six espagnols donc et parmi eux, Joël Miro.

 A 40 ans, ce directeur de chantier, va disputer sa première transat en solitaire. Il a mis du temps avant de se décider ou plutôt avant d’avoir les moyens de tenter l’aventure, Joël.

 S’il a découvert la classe mini voilà onze ans maintenant « par le biais de Cesc Casa un ami » il s’est d’abord essayé au solitaire en classe Figaro : « J’ai été champion d’Espagne en 2005 » rappelle-t-il.

 Le goût du solo d’abord, puis  l’appât de traverser l’Atlantique ensuite, ont poussé Miro à obliquer vers la classe mini. La seule vraiment abordable au niveau financier.

 Ainsi fin  2006, il se jette à l’eau et se fait construire un plan Lombard, qu’il met à l’eau début 2007. Ses premiers bords sont très encourageants. Il gagne le Trophée Taylor Woodrow et termine 5e de la Mini Lion.

 Joël Miro met, alors,  tout en œuvre donc pour aborder La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 de 2009, dans les meilleures conditions possible. En 2008, outre sa qualification des 1000 milles effectuée, il s’aligne au Grand Prix d’Italie (7e), Aux Sables-Les Açores (11e), à la Mini Empuries (5e) et enfin à la Mini Barcelona (encore 5e).

 Autant de performances qui le confortent dans son choix. A tel point même qu’il est classé n°9 en série et largement qualifié pour la Transat. Histoire d’enfoncer un peu plus le clou, il prend la 4e place de la Mini Med cette saison.

 Voilà ce père d’une petite fille prénommée Boïra, au pied de son Everest. Il sait que ces prochaines semaines ne seront pas faciles. Il ne doute pas qu’il va souffrir, qu’il va traverser des moments pénibles, mais il y croit, Joël Miro. Pas à la victoire sans doute mais pas à ramasser les bouées non plus. Il avoue :

 « Je veux d’abord terminer. Boucler la boucle de ce projet qui m’a pris beaucoup d’énergie et si possible être le plus près possible de la tête. »

 Il n’en dit pas plus, sachant qu’en série, le plateau est peut-être plus consistant encore que chez les protos. Et lui n’est pas marin professionnel comme beaucoup de ses adversaires. Mais ne dit-on pas que la foi fait, parfois, soulever des montagnes…

 

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