The contestants

MEYNIEL Henri

MEYNIEL  Henri BEVEAC CONSULTING

BEVEAC CONSULTING

Voiles N° : 539

Administration : 2005

Architect : Finot Pogo

Né le : 5 Août 1978 - Célibataire

Nationality : Française

Occupation : Ingénieur

Website : http://www.teamkalonig.com

Henri Meyniel en amateur éclairé

Quel rapport y a-t-il entre Dassault Aviation et La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 ? Aucun ! Gagné. Et pourtant, Henri Meyniel est un raccourci et un rapprochement entre ce qui vole et ce qui flotte.

Henri est ingénieur en aéronautique mais adore la voile. Alors, la semaine il est au bureau à Saint Cloud, près de Paris. Et le week-end, il navigue. Lors de ses congés ou, pour cette transat, en congés sans solde : « J’ai des patrons supers, qui aiment la voile. Mais, il n’est pas facile de toujours concilier travail et passion. »

Une passion qui lui a fait participer à trois Tours de France, à des courses RORC, IRC, à faire pas mal de croisière et même à passer son professorat de moniteur aux Glénans. Cependant, Henri Meyniel avoue : « j’ai toujours pratiqué la voile en amateur éclairé. Sans plus.. »

Jusqu’au jour où, le désir de courir en solitaire, de monter son propre projet de A à Z, le titille : « Je voulais savoir si j’étais capable de mener à bien cette aventure. »

Il se tourne tout naturellement vers la classe mini. La plus abordable. En décembre 2007, il achète le Pogo de Stéphane Le Diraison… et vogue la galère. « Au départ, mon projet était de courir en solitaire. Point. Mais après deux-trois courses je me suis pris au jeu. »

Comme, il ne se défend pas trop mal sur l’eau (4e de l’Open Sail, 10e de la Pornichet Sélect, 11e de l’Open Demi Clé) il se met à rêver et à envisager une participation à la Transat : « Je me suis dit ‘’pourquoi pas moi’’. Et j’y suis allé à fond. »

Il effectue sa qualification dans les pires conditions : « Je ne suis pas du tout un solitaire dans l’âme. J’ai eu un temps exécrable, pas mal d’ennuis de matériel. J’ai notamment éclaté mon spi. Le jour de mes 30 ans, j’ai dû monter en haut du mât, sous la pluie par 25 nœuds de vent. »

Cependant, il bénéficie d’un vent au portant qui lui permet de boucler sa « qualif » en 6 jours et 18 heures : « J’ai trouvé le temps long » confesse-t-il. Quand on lui parle alors des 21-22 jours qu’il devra effectuer entre Madère et Bahia, il rétorque : « 22 jours à la bagarre, en course, je suis certain que ça va passer plus vite que ces six jours sans opposition. »

Durant cette mini semaine de solitude, il en profité pour travailler le sommeil, l’alimentation (il a pris conseil auprès d’un nutritionniste), la météo. Aujourd’hui, au moment de s’élancer, il avoue : « J’ai parcouru 6000 milles avec mon bateau. Il est fiable, bien préparé, j’ai pas mal d’équipement de secours notamment au niveau des pilotes, je pars rassuré. Le jour J sera une vraie libération. »

Libéré et content  Meyniel car, comme il le rappelle : « De la première liste j’ai été le 72e qualifié sur … 72. » Mais qu’espère-t-il, au juste, de cette transat ? « Finir dans le premier quart, soit vers la 9e ou 10e place. »

Et ambitieux avec ça ….
 

Ok

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