The contestants

GESI Simone

GESI  Simone DAGADA'

DAGADA'

Voiles N° : 704

Administration : 2008

Architect : Manuard Tip-Top

Né le : 29 Septembre 1969 -

Nationality : Italie

Occupation :

Website : http://www.simonegesi.com

Simone Gesi, un Italien bien dans sa peau

Il est petit, trapu, une fine moustache et une mouche sous la lèvre inférieure à la D’Artagnan. Il est surtout volubile comme tout Italien qui se respecte. Simone Gesi est d’autant plus euphorique qu’il a été l’avant dernier qualifié pour disputer La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50.

Il se morfondait à La Rochelle depuis plus d’une semaine avant, enfin, d’obtenir son sésame huit jours avant le départ. Le samedi 5 septembre. « Si je ne l’avais pas eu, je repartais en Italie le lundi » dit-il. 

Moralité, Simone – moniteur de voile à la Marina Di Scarlina son principal sponsor qui fêtera ses 40 ans en mer le 29 septembre – est désormais un homme heureux. Il va réaliser son rêve. Un rêve pas si vieux que cela. Gesi l’explique :

« J’étais présent ici au départ de la transat 2005. J’étais venu supporter  Carraci. J’ai vu l’ambiance et petit à petit l’idée de partir, moi aussi, pour cette aventure s’est immiscée dans mon esprit. »

La mer a toujours été son élément de référence. Simone vit en Toscane, il raconte : « Je suis en face de l’Ile d’Elbe, c’est un endroit magique pour la voile. » Alessia sa femme a disputé trois championnats du monde de hobby cat 16 à La Rochelle, Dubaï et Marseille. Le cousin d’Alessia possède une école de voile. Bref Simone, outre ses courts qu’il dispense aux marins en devenir, a soudain eu trop de fourmis dans les jambes pour ne pas se lancer dans son plus grand défi.

« En 2008 je me suis offert un Tip Top plan Manuard. Je n’avais jamais mis les pieds sur un mini. Ma première course fut  l’Escala. J’ai voulu d’entrée, en avril, réussir ma qualification. Hélas, j’ai rencontré des problèmes. Je ne l’ai pas validée. »

Tant mis, il a remis cela en juin dernier. Avec succès cette fois. Entre temps, son sang de marin, ne l’a pas abandonné. Il remporte, en cette année 2009, le Grand Prix d’Italie puis l’Arcipelago et termine 3e de la San Remo Solo. Le voilà qualifié pour La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Mais il est sur la liste d’attente. Il y restera jusqu’au 5 septembre.

Aujourd’hui, il se met dans la peau d’un futur « transatlantique ». Il reconnait : « Ce sera ma première transat. Emotionnellement ce sera très fort. Oui, je suis un peu inquiet. J’espère ne pas avoir de gros problèmes techniques. Pas de casse. Je me suis préparé psychologiquement et surtout physiquement. »

Moniteur (aussi) d’éducation physique, il a travaillé ce secteur cet hiver : « J’ai fait beaucoup de vélo notamment. » Il espère être prêt. « Je sais que je vais tomber sur des petits jeunes plein de fougue. Sur des Français très motivés par cette course. Pour ma part, je souhaite faire le moins d’erreurs possible. Bien dormir pour garder un esprit clair. Bien m’alimenter pour ne pas connaître des moments de fatigue. J’emmène du lyophilisé, des protéines et des aliments sous vide. Ma qualif m’a appris cela. »

Après Simone Gesi verra, au Brésil, si tout a bien fonctionné : « Je veux déjà aller de l’autre côté. Sans objectif particulier de classement. »

Son rêve serait qu’à Bahia sa femme l’attende. Mais il sait qu’elle ne pourra pas venir. Et puis, bien qu’elle soit « marin » elle aussi, elle n’est pas très emballée par cette aventure. Simone en plaisante : « Elle m’a dit, une fois la transat finie, tu vends le bateau. »

Un mini baptisé Dagada. Un nom qui a son explication « Da comme Daniele mon fils aîné de 6 ans et Ga comme Gabriele mon cadet âgé de 2 ans. Dagada, je ne peux pas oublier. »

 

 

 

 

 

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