The contestants

GALLAND Mathieu

GALLAND Mathieu Groupe SETEC

Groupe SETEC

Voiles N° : 219

Administration : 1998

Architect : Magnan Super-Calin

Né le : 1er Février 1979 - Célibataire

Nationality : Française

Occupation : Ingénieur Génie Civil

Website : http://transat6.50mini219.googlepages.com

Matthieu Galland, un montagnard au pied marin

 « Si tout se passe bien sur la Transat, si j’arrive sans trop d’encombres de l’autre côté, ce sera mon premier Everest. Après j’aimerais me faire un 8000. Pas nécessairement l’Everest précisément, mais un beau 8000. »

En deux phrases Matthieu Galland a posé le décor. Si aujourd’hui, il a enfilé la tenue de marin, il n’oublie pas que ses premières amours l’ont amené, lui le natif de la région lyonnaise, sur la neige, la rocaille, les versants abruptes.

« J’ai toujours fait du sport, mais de l’escalade, de l’alpinisme jusqu’à il y a 4-5 ans tout au plus, précise-t-il. J’ai retrouvé dans la voile cette même nécessité de bien préparer tes courses. Ton matériel. De t’alléger  au maximum pour aller plus vite. Cette méticulosité, cette précision pour éviter au mieux les pièges de la glace d’un côté, de la mer de l’autre. »

S’il est « chez lui » accroché à une paroi, il lui a fallu tout apprendre sur un voilier. Que connaissait-il de la voile en général, de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 en particulier, quand il s’est acheté son Super Calin de 1998, voilà quatre ans maintenant ?

« Rien. Je venais de lire un compte rendu de Patrice Fisseux qui venait de la terminer. J’ai réalisé à travers son récit que traverser l’Atlantique ce n’était pas si inaccessible. Il habitait Paris, loin de la mer lui aussi. Il m’a donné l’envie d’y aller. »

Avec un copain - « Un type un peu fou qui avait traversé la Mongolie en solitaire et en vélo. Je ne connaissais personne dans le monde de la voile » - il se paye donc ce plan Jean-Pierre Magnan et vogue la galère. Il tombe dans cette Classe Mini  si particulière où le nom « solidarité » n’est pas un vain mot.

« Je me renseignais auprès des uns et des autres. J’étais un vrai parasite au début, plaisante-t-il maintenant. Je ne savais même pas lire une carte marine pour la bonne raison que je n’en avais jamais vue. »

Car Matthieu Galland a choisi le solo sur la mer, mais aussi le solitaire pour apprendre la navigation : « Faire un stage aux Glénans te donne quelques atouts mais pas tout, loin de là. Moi, je m’entoure, je demande, je n’aime pas qu’on me mâche tout. Les livres sont là pour ça. »

Réminiscence de son éducation et de ses études en génie civil, sans doute. Bref, la base acquise, Matthieu s’inscrit dans presque toutes les courses des minis (« Et je n’ai jamais abandonné » précise-t-il avec un soupçon de fierté). Il enchaîne, en effet,  la Mini Fastnet, le MAP, la Transgascogne, Port Médoc, l’Open Sail. Et il se lance dans sa « qualif ». Il en garde un souvenir … cuisant.

« Il faisait un temps de chien. J’ai eu des problèmes d’énergie. Les six premiers jours je ne pouvais utiliser le pilote qu’une heure trente par tranches de 24 heures. Pour couronner le tout, j’ai eu 30 nœuds en Irlande. »

Conditions délicates qui ne l’ont pas dégoûté. Bien au contraire. Alors qu’attend-t-il maintenant de sa première transat ? : «Je ne suis pas angoissé par nature. Il me tarde d’y être. Mon objectif ? Arriver de l’autre côté ça me ferait bien plaisir » conclue-t-il. 
 

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