The contestants

DESFEUX Maxence

DESFEUX Maxence Matmut

Matmut

Voiles N° : 132

Administration : 1992

Architect : Rolland

Né le : 7 Mai 1975 - Célibataire

Nationality : Française

Occupation : Educateur Sportif

Website : http://objectiflarge.hautetfort.com

Maxence Desfeux, le sportif conquis

Comme il n’est pas nécessaire d’être pâtissier pour aimer les gâteaux, Maxence aimait la voile, même s’il n’était pas du sérail. Son rêve c’était de disputer une transat. Et La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 entrait dans son budget, donc dans son projet. Ainsi à 25 ans, en 2001, ce contrôleur de gestion à Paris, prend un virage à 180°. Fini la Capitale. Il débarque au Havre. Passe son monitorat fédéral de voile, puis le Brevet d’Etat. Et en avril dernier,  il décide de mettre toutes les chances de son côté en se consacrant entièrement à son projet pour vivre sa Transat.

« Je pense à cette course depuis 2001. J’ai envie de connaître le grand large. Depuis quatre ans, je suis à fond dans ce projet. C’est long. Il y a risque d’usure. Il me tarde de partir. »

Si le skipper est un « jeune marin » le bateau, en revanche, a quelques dizaines de milliers de milles sous l’étrave : « C’est l’un des plus vieux de la flotte, explique Desfeux. Il a gagné cette transat en 1993 avec Thierry Dubois à la barre. »

Maxence s’en contente. Il l’apprivoise depuis 2006. Il a passé le test de la solide épreuve Les Sables-les Açores-Les Sables de 2008 où plus de la moitié des concurrents ont été contraints à l’abandon.

« J’ai fini aux forceps. Nous avons traversé trois fronts. Les vents ont soufflé jusqu’à 50 nœuds. J’ai  eu pas mal de pépins mécaniques. J’ai terminé derrière tout le monde, mais je suis allé au bout. »

Desfeux apprend ce « qu’être à la peine » veut dire. Il en plaisante même : « En course à pieds j’étais devant. Là, je regarde devant moi pour apercevoir mes adversaires. »

C’est pourquoi il ne tire aucun plan sur la comète. Cette édition, il veut la vivre pleinement : « J’ai eu le temps de bien préparer le bateau. Je veux avant tout me faire plaisir sur l’eau. Si je parvenais à me hisser vers le milieu du classement, je serai satisfait. Je sais qu’il me faudra aller au-delà du mental pour y parvenir. »

Les trois semaines et plus qu’il devra vivre en solitaire entre Madère et Salvador de Bahia, lors de la seconde étape, ne le hantent pas. Le Pot au Noir, si inquiétant, le laisse presque de marbre : « Après ce que j’ai vécu sur les Sables-les Açores, plus rien ne peut vraiment m’impressionner. »

Une fois au Brésil il sera temps de penser à autre chose. Car, Maxence Desfeux ne veut pas s’arrêter là : « Je songe même au Vendée Globe ».

C’est dire si le virus de la voile a fait son chemin…
 

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