The contestants

BURTE Grégory

BURTE Grégory CNTL - Marseille

CNTL - Marseille

Voiles N° : 657

Administration : 2006

Architect : Finot Pogo

Né le : 14 Décembre 1979 - Célibataire

Nationality : Française

Occupation : Ingénieur

Website : http://www.burte.org

Grégory Burte, le touche à tout

A 29 ans, Grégory Burte en a déjà assez de vivre dans un monde aseptisé. C’est pourquoi, il aime se lancer des défis. Son domaine, le sport. Il passe ainsi avec brio et délectation du parapente à l’escalade, du snow-board au canyoning, de la planche à voile (« J’en ai pratiqué en compétition durant six ou sept ans ») au snow-kite. Il était évident qu’avec une pareille « panoplie » de sports extrêmes, il allait toucher à un moment ou un autre à la voile.

Ce fut fait durant ses études. Grégory dispute à trois reprises le Tour de France dans l’équipe des étudiants. En 2003, il est champion de France Universitaire.  A la fin de la fac, il se lance à fond dans ce monde aquatique. Son ambition : naviguer en solitaire.

« Il y avait bien la classe Figaro. Mais, les budgets ont explosé. Elle était inabordable pour moi. J’ai immédiatement pensé à la Classe Mini. »

En 2006, avec un ami, Burte se jette à l’eau, c’est le cas de la dire. Il achète un Pogo 2 en kit. Il commence la construction et la termine au chantier Structures. Si la logique veut qu’une fois son bateau mis à l’eau, le skipper s’inscrit dans les différentes courses du calendrier, Grégory surprend encore.

« J’ai voulu faire tout de suite les 1000 milles de ma qualification. J’en ai trop vu, des gars qui avaient  fait de bonnes perfs en course mais s’étaient plantés ensuite lors de leur qualif. »

Lui réussit. Il met douze jours en Méditerranée pour boucler la boucle : « Une expérience qui m’a comblé. J’ai vraiment beaucoup apprécié la solitude. A peine arrivé, j’étais prêt à repartir. »

Il enchaîne alors les épreuves. Du moins celles que son portefeuille lui permet de courir. Car, Grégory Burte n’a pas de sponsor. Il bidouille, compte et « je mange des pâtes » dit-il en plaisantant à moitié.

Pourtant il gagne, Grégory. Et pas n’importe quoi. En août 2008, il s’impose, en effet, dans Marseille – Alger – Marseille. « Une victoire qui donne des ailes. » Et une certaine confiance. Car, même si Burte est un baroudeur, il avoue : « Je n’ai jamais fait une transat. Je sais que j’aurai une grosse boule au creux de l’estomac au moment de partir. Mais j’en ai une telle envie. Et quand on veut quelque chose, il faut y aller.»

Une envie qui chasse tous les doutes. Même ceux de son père « Il a fait un peu de voile dans sa jeunesse mais commence seulement à comprendre ma démarche. »

Et puis, Grégory voit arriver avec soulagement la fin de trois ans d’efforts. Trois ans pour monter, poursuivre et clore un projet peu commun. Le voilà devant son désir le plus cher. Qu’espère-t-il au juste de cette traversée ? De ces 4200 milles qui se dressent devant son étrave.

« Je reste un amateur, prévient-il. Mon but est d’arriver, au bout, en bon état. Homme et bateau. J’ai suivi des cours météo. J’ai analysé du mieux possible le parcours. Les alizés, le Pot au Noir. J’ai discuté avec des marins qui avaient l’expérience de cette transat. On verra à Bahia ce que cela aura donné. »

Une seule chose est, aujourd’hui certaine. Quand Grégory affirme : « Je veux donner le meilleur de moi-même»,  on ne doute pas  qu’il aura vraiment tout donné quand il pénètrera dans la Baie de Tous les Saints.

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