The contestants

BERTHO Sandrine

BERTHO  Sandrine HAMTARO

HAMTARO

Voiles N° : 236

Administration : 1998

Architect : Rolland Pogo

Né le : 8 Juin 1969 - Divorcée

Nationality : Française

Occupation : Infirmière

Sandrine Bertho dans son élément naturel

Sandrine Bertho le dit très simplement : « La voile et moi, c’est une affaire familiale. Je suis quasiment né sur un voilier. C’est un élément naturel. »

A 40 ans là voilà, quand même, engagée dans une drôle d’aventure… dont elle se délecte par avance. Après quatre décennies à avoir navigué sur pas mal d’embarcations, Sandrine peut ainsi boucler la boucle. Cette mère de deux filles de 15 ans et 13 ans avoue : « Je vais vivre un super aventure. Traverser l’Atlantique sur un si petit voilier, rester presque quatre semaines seule, j’en rêve. C’est une chance énorme. Pas de mail, pas de coup de fil, je vais déconnecter complètement. Je serai seule face à moi-même. »

Elle en attend beaucoup. Humainement parlant. L’aspect sportif vient bien après, même si elle reconnait  vouloir : «Faire les choses le mieux possible et aller ainsi au bout. » Elle sait qu’elle ne rejoindra pas Yves au palmarès, mais qu’importe.

Infirmière de métier, après avoir passé son monitorat, puis son brevet d’Etat de voile, avoir été patron de plaisance et enfin dirigé une entreprise de location de voiliers (vendue voilà quatre ans), Sandrine Bertho est actuellement sans activité. Elle a tout stoppé pour préparer au mieux son rendez-vous de cet automne.  Histoire de n’avoir aucun regret, plus tard.

Certes son Pogo, acheté en 2005, n’est  plus de première jeunesse. Il date de 1998. « Je l’ai choisi avant tout parce que je voulais naviguer avec les enfants. Je cherchais un petit bateau sûr, rapide et insubmersible. C’est vrai, il a quelques milles sous la quille, mais il n’a jamais fait de transat » explique Sandrine. Une grande première donc pour le mini et son skipper. Cependant l’un et l’autre se connaissent parfaitement.

« J’ai commencé par la Sélect en 2005 et depuis je ne me suis plus arrêtée. » Elle enchaîne le Mini Pavois, à trois reprises la Mini Fasnet, la Transgascogne etc.. etc… jusqu’à la tonitruante, Les Sables- Les Açores – Les Sables  2008 : « Je l’ai terminée. Treizième. A un moment, après 5-6 jours, je me suis posée la question de savoir si je ne devais pas abandonner. Si je n’engageais pas trop de choses. Finalement, je suis allée au bout. J’en suis ressortie très satisfaite. »

Sandrine Bertho part  sur cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 en toute quiétude. Sereine. Heureuse. Sans angoisse. Elle aurait certes, préféré avoir un budget un peu plus conséquent, mais les choses étant ce qu’elles sont, elle fait avec : « J’ai un équipement un peu léger. J’y vais petit à petit. »

On lui parle de ce fameux et inquiétant Pot au Noir. De ces longs milliers de milles sur une coquille de noix au milieu de l’Océan. Elle analyse : « J’y vais sous deux angles. Humainement, seule face à moi-même, tout ira bien. Je n’ai aucun doute là-dessus. En revanche, si je me place au niveau performance, là c’est un peu moins légitime. Plus compliqué. La longueur de la nave, m’empêchera d’être au maximum  tout le temps

Mais comme Sandrine ne s’est donnée aucun objectif précis, elle pourra comme elle l’espère : « Prendre un maximum de plaisir… »

Ok

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